Axes > Axe 1 : Le foisonnement des formes de commerces populaires et leurs acteurs

Dans une première évocation de commerces populaires qui est aussi l’expression de représentations apparaissent rapidement des formes (commerce informel, commerce minoritaire, commerce électronique associé à des sites : Vinted, BackMarket…), des implantations (commerces de rue, puces, marchés de brousse, souks), des catégories parfois associées à des enseignes ou à des réseaux d’enseignes (hard-discount, solderies, commerces de seconde main : ressourceries, recycleries, friperies, dépôts-vente, marchés… de l’occasion, de la fripe), des produits (produits liés à l’immigration et aux diasporas, produits importés, produits de contrefaçon) qui permettent à des clients de consommer avec les menus moyens dont ils disposent.

Cet axe regroupera des communications qui visent à mieux appréhender la grande diversité des commerces populaires qu’ils soient électroniques ou physiques, de toute petite superficie (étal, petite épicerie) ou au contraire beaucoup plus vastes (Grandes et Moyennes Surfaces Spécialisées), qu’ils soient ambulants ou sédentaires, qu’ils soient indépendants ou intégrés à des réseaux, qu’ils soient implantés en milieu rural, dans des villes moyennes et petites ou de grandes métropoles.

Les communications chercheront à approfondir les caractéristiques du commerce populaire dans toutes ses dimensions spatiales, dans ses agencements intérieurs, ses ambiances, ses organisations économiques (lieux et réseaux d’approvisionnement, emplois) et à travers ses acteurs, parfois dénommés « gens de commerce » (Leblanc, 2017) dont des parcours biographiques peuvent être reconstitués. Les propositions pourront aussi s’attacher à développer les stratégies d’implantation et de développement des petits commerces aussi bien que celles des réseaux d’enseignes qui sélectionnent prioritairement les territoires populaires, et qui éventuellement au fil du temps infléchissent leurs stratégies en glissant des quartiers populaires vers des quartiers plus aisés ou en élargissant leurs territoires d’implantation par une modification de la qualité de l’emplacement requis.

 Au-delà du foisonnement, l’ensemble des interventions permettra de souligner les points communs entre les différents commerces populaires et peut-être de parvenir à une définition qui fasse consensus.

 

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